"le regard fièvreux, elle lui murmura:
” fait moi la mort "
24 octobre 2010
"Quand je couche ma tête sur ton ventre, j’arrive à entendre les papillons."
ce matin là, en novembre.
Pour toi.
Je t’ai écris des romans où tu étais le héros.
Je t’ai raconté mes entrailles profondes.
Je t’ai versé tout mon sang, toute mon encre, mes larmes.
naïve. perdue.
Puis je m’y suis noyée.
Tu as vogué dessus comme sur un fleuve tranquille.
Les deux pieds dans ta barque,
les deux yeux sur ton nombril.
Tu t’es laissé porté sans un regard à l’horizon,
indifférent à mes torrents.
Je t’ai sacrifié ma santé mentale.
Je t’ai offert ma peau sur un plateau,
ma dignité en accompagnement.
J’me suis roulée dans mon sang
comme d’autres se trainent dans la boue.
Décidément, tu ne méritais pas tout ce sang.
Et aujourd’hui, je laisse blanchir mes cicatrices sous les doigts d’un autre.
Pourtant,
d’entre tous,
ce fût toi
mon plus beau cauchemar.